Regard sur les stations spatiales.

Les Soviétiques s'engageront les premiers, en 1971, dans l'occupation quasi permanente de l'orbite terrestre, en démontrant que l'homme pouvait vivre pendant de longues périodes , à bord de stations  tournant autour de notre planète.

Une station spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est une installation orbitale en orbite ou déposée sur un astre, ne disposant pas de moyens de propulsion autonomes ou ne disposant que de moyens de propulsion réduits, et destinée à assurer une ou plusieurs missions déterminées avec une certaine permanence. Jusqu'à présent, seules des stations spatiales destinées à être en orbite terrestre basse ont été construites.

Vladimir Tchelomeï, a proposé aux militaires  de développer une station spatiale militaire occupée par un équipage de deux à trois cosmonautes et pouvant rester opérationnelle un à deux ans. Le système est complet : il comprend la fusée Proton (ici droite) d'une capacité de lancement 20 tonnes en orbite basse  qui doit placer dans l'espace la station spatiale baptisée Almaz. (ici gauche au complet). L'ingénieur soviétique développe également un nouveau vaisseau, baptisé TKS (plus bas a gauche), pour transporter l'équipage et le ravitaillement. Celui-ci lancé, par la fusée Proton, (ici droite) est près de trois fois plus lourd que Le vaisseau Soyouz et dispose à la fois d'une grande capacité  d'emport de fret et d'une  capsule (ici a droite) pouvant revenir sur Terre. La station Almaz (ici dessous) emporte notamment un radar permettant d'obtenir des images de la surface terrestres, plusieurs caméras, deux capsules qui sont utilisées pour renvoyer des données au sol et... un canon antiaérien chargé de défendre la station contre une attaque américaine. La commission inter départementale donne son feu vert au projet en 1967.

Les stations actuelles et les précédentes ont été conçues pour rester en orbite de quelques semaines à plusieurs années.

Les seules stations encore en activité en 2016 sont la Station spatiale internationale et Tiangong 2. Les stations précédentes étaient celles des programmes soviétiques Almaz,  (En haut gauche Almaz 1)  Saliout et Mir, ainsi que la station spatiale américaine Skylab et la chinoise Tiangong 1.

Le programme Salyut est une série de stations spatiales soviétiques lancées dans les années 1970 et 1980. Six stations spatiales Salyut étaient occupées, alors que plusieurs autres n'étaient  que des prototypes et n'étaient pas conçues pour être pilotées. Les vols avec équipage dans le cadre du programme Salyut ont pris fin en 1986, date à laquelle Salyut a été remplacée par la station spatiale Mir .

Les Soyouz sont des capsules du programme Salyut

 Soyouz 1 est une capsule du programme spatial soviétique. Il a été placé sur orbite le 23 avril 1967. Peux de temps après,  des problèmes provoquèrent le désorbitage de Soyouz 1 dès son passage au-dessus de l'URSS. Le vaisseau devint incontrôlable et le parachute principal ne s'ouvrit pas à cause d’un capteur de pression et le parachute de secours, déployé manuellement, s'entortilla, ne freinant pas la chute du vaisseau. Komarov fut tué par l'impact à l'atterrissage.

Soyouz 2 est un vol inhabité du programme spatial de l'Union soviétique qui s'est déroulé du 25 au 28 octobre 1968. Soyouz 2 était destiné à être la cible d'une manœuvre d'amarrage par le vaisseau spatial Soyouz 3. Cela devait être le premier amarrage d'un engin spatial habité dans le programme spatial soviétique. Bien que les deux embarcations aient approché de près, l'accostage n'a pas eu lieu et le premier amarrage soviétique réussi d'un engin spatial habité a eu lieu dans la mission conjointe Soyouz 4 et Soyouz 5. (ici droite capsule près retour au sol de Salyut5 )

Le 6 juin 1971  Soyouz-11 s'élance a son tour vers la station orbitale Saliout-1. Cette fois les cosmonautes s'installent normalement dans la station, et pour la première fois des hommes vivent dans une confortable maison de l'espace et travaillent dans un laboratoire cosmique bien équipé. Ils restèrent 28 jours C'est le record de séjour dans le cosmos. Lors de leur retour vers la Terre la capsule Soyouz est détruite.  La capsule se posa en douceur sur la Terre, mais les 3 cosmonautes étaient morts. Suite a la dépression dans la capsule. Ici les 3 cosmonautes,Gueorgui Dobrovolski, Vladislav Volkov, Viktor Patsaïev

Saliout 6 a Le premier équipage permanent composé de Anatoli Berezovoï et Valentin Lebedev est lancé à bord du vaisseau Soyouz T-5 (ici gauche)  le 13 mai 1982. Après s'être amarré et avoir mis en ordre de marche la station spatiale, il reçoit le 24 juin le premier vaisseau visiteur. Parmi les trois hôtes de l'équipage permanent figurent le français Jean-Loup Chrétien premier visiteur étranger .

Saliout 7 est une station spatiale soviétique, dernier exemplaire de la famille des programme Saliout. La station spatiale dispose de deux ports d'amarrage qui permettent à un deuxième vaisseau de ravitaillement ou de relève d'accoster. Elle est placée sur une orbite terrestre basse le 19 avril 1982 par un lanceur lourd Proton. La station spatiale a été occupée de manière semi permanente par six équipages composés de 2 cosmonautes pour des missions longues de trois à six mois tandis que 10 autres équipages y ont séjourné pour des missions courtes de 7 à 11 jours. La station est restée en orbite bien que la la station ai connu de nombreux problèmes techniques dont la rupture d'une conduite de carburant qui a nécessité une sortie extra-véhiculaire pour effectuer des réparations depuis l'extérieur et la perte totale de contrôle à la suite d'une défaillance électrique qui nécessita le lancement d'une opération de sauvetage périlleuse mais réussie.                 
Saliout 7 (station spatiale)  avait été construite en même temps que Saliout 6 en tant qu'engin de secours et à ce titre était structurellement identique. Des améliorations ont été apportées pour améliorer le confort de l'équipage dans la perspective de séjours de plus en plus longs.  Grâce au nouveau modèle de vaisseau Soyouz-T, les visites d'équipages de visiteurs chargés de remplacer le Soyouz arrivant en fin de potentiel par un vaisseau plus récent peuvent être espacées soulageant la charge de travail pour l'équipage permanent.

Le Soyouz-T autorise plus de souplesse au niveau des fenêtres de lancement et permet aux visiteurs de séjourner plus longtemps à bord.

  La station est placée sur orbite le 19 avril 1982. Le premier équipage permanent composé de Anatoli Berezovoï et Valentin Lebedev est lancé à bord du vaisseau Soyouz T-5 le 13 mai 1982. Après avoir mis en route la station, il reçoit le 24 juin le premier vaisseau visiteur. Parmi les trois membres de l'équipage permanent figurent le français Jean-Loup Chrétien premier visiteur étranger,, arrivé par le vaisseau Soyouz T-6 . Durant les opérations d'amarrage, on frôle la catastrophe. Arrivé à 300 mètres de la station, l'ordinateur de Soyouz T-6 tombe en panne et le vaisseau au lieu de freiner poursuit sur sa lancée à 30 km/h tout en culbutant sur lui-même. Le pilote Vladimir Djanibekov tente de reprendre le contrôle du vaisseau mais le vaisseau passe à quelques mètres de la station manquant de peu de la percuter.
Djanibekov parvient ensuite avec l'aide des petits moteurs RCS à stabiliser l'orientation du vaisseau, puis à le freiner et enfin à l'amarrer à Saliout 7.  Le séjour des visiteurs,  épuisant pour tous, ne dure qu'une dizaine de jours.

 Le deuxième équipage de visiteurs est lancé à bord de Soyouz T-7 le 19 aout. Il comprend pour la première fois depuis le vol de Valentina Terechkova en 1963 une femme Svetlana Savitskaya. Il s'agit pour les responsables soviétiques d'atténuer l'impact de l'envoi dans l'espace des premières astronautes américaines recrutées pour les vols de la Navette spatiale américaine.  Le séjour est bref et les deux hommes de l'équipage permanent doivent de nouveau faire face à leur difficile cohabitation. Lebedev s'occupe de manière obsessionnelle des plantes qui poussent dans différentes serres miniatures. Lorsqu'ils reviennent sur Terre les deux hommes ont établi un nouveau record d'endurance.

Jusqu'à sa rentrée atmosphérique le 7 février 1991 soit 9 ans après son lancement. Les équipages ont réalisé des expériences scientifiques et ont testé l'assemblage de modules de grande taille, dérivés du vaisseau spatial TKS, préfigurant la station Mir. Des astronautes étrangers indien et français ont participé aux missions courtes.

Après le succès du programme Saliout, Mir représentait l’étape suivante du programme de station spatiale de l'Union soviétique. Le premier module de la station, connu sous le nom de module de base ou module central, a été lancé le 19 fev 1986, suivi par six autres modules, tous lancés par des fusées Proton (à l'exception du module d'amarrage, lancé par la navette spatiale Atlantis). Une fois terminée, la station se composait de sept modules pressurisés et de plusieurs autres éléments non pressurisés. L'énergie de la station était fournie par plusieurs panneaux photovoltaïques montés directement sur les modules. La station était maintenue à une orbite comprise entre 296 km et 421 km d'altitude et orbitait à une vitesse moyenne de 27 700 km/h, complétant 15,7 orbites par jour.

La station MIR été lancée,  le 19 février 1986, par l'Union soviétique dans le cadre de ses efforts pour maintenir un avant-poste de recherche à long terme dans l'espace, et après l'effondrement de l'URSS, elle fut opérée par la nouvelle Agence spatiale fédérale russe (RKA). En conséquence, la grande majorité de l'équipage de la station était soviétique ou russe, mais, grâce à des collaborations internationales comme les programmes Intercosmos et Shuttle-Mir, la station a été rendue accessible aux astronautes nord-américains, européens, japonais et venant d'autres pays comme l'Inde ou la Slovaquie. La station était desservie par des vaisseaux spatiaux Soyouz et Progress ainsi que par les navettes spatiales américaines, après la dissolution de l'Union soviétique.

La station Mir avec un cargo Progress-M et un vaisseau Soyouz-TM amarrés.
Mise en orbite le 19 février 1986 et détruite volontairement le 23 mars 2001, elle fut assemblée en orbite entre 1986 et 1996. Mir était la première station spatiale composée de plusieurs modules, possédait une masse supérieure à celle de n'importe quel satellite précédent et détenait le record du plus grand satellite artificiel en orbite autour de la Terre jusqu'à sa désorbitation le 21 mars 2001. Mir a servi de laboratoire de recherche en micropesanteur. Des équipages y ont mené des expériences en biologie, biologie humaine, physique, astronomie, météorologie et sur les systèmes spatiaux afin de développer les technologies nécessaires à l'occupation permanente de l'espace.

Mir fut la première station spatiale permettant l'exploitation spatiale habitée à long terme et était occupée par une série d'équipages effectuant des séjours de longue durée. Le programme Mir détenait le record de la plus longue présence humaine ininterrompue dans l'espace, elle a était occupée 644 jours, jusqu'au 23 octobre 2010 (quand il a été dépassé par l'ISS) , et il détient actuellement le record du plus long vol spatial d'un être humain sans interruption, de 437 jours et 18 heures, effectué en continu par un seul homme, Valeri Polyakov. Mir a été occupée pendant un total de douze ans et demi durant ses quinze années d'existence. Elle pouvait accueillir un équipage résident de trois cosmonautes et plus lors de séjours de courte durée.

Les étapes d'assemblage des modules de MIR

Après la fin des vols américains, Lorsqu'il est devenu impossible de  maintenir MIR en vendant des visites à des clients étrangers, il a été décidé de le descendre dans l'océan Pacifique à l'aide d'un remorqueur Progress spécialement modifié. À ce moment-là, il était en orbite depuis 15 ans. Il a été continuellement ajouté aux accidents avec des engins spatiaux et des débris spatiaux errants, et a fourni aux astronautes de nombreux pays ayant une expérience des vols spatiaux prolongés.

Progress M1-5 est un vaisseau cargo de type Progress, lancé par l'Agence spatiale russe en 2001 afin de réaliser une désorbitation contrôlée de la station spatiale Mir, arrivée en fin de vie. Lancé  fin janvier 2001, le vaisseau Progress M1-5 est le dernier véhicule spatial à s'amarrer à la station spatiale. Il passe deux mois amarré au module Kvant-1 avant d'entamer les manœuvres de désorbitation. La station et le véhicule spatial se désintègrent au cours de la rentrée dans l'atmosphère terrestre au-dessus de l'océan Pacifique, le 23 mars 2001.

Liste des visiteurs de MIR

La NASA amorce les premières réflexions sur un projet de station spatiale placée en orbite terrestre au début des années 1960. À cette époque, elle prévoit la présence permanente d'un équipage de dix à vingt astronautes. Les utilisations envisagées sont multiples : laboratoire scientifique, observatoire astronomique, assemblage d'engins spatiaux, dépôts de pièces détachées et de matériel, station de ravitaillement en carburant, nœud et relais de transport.

De 1963 à 1966, le projet de station spatiale commence à se préciser : celle-ci doit utiliser le matériel développé pour le programme Apollo. La NASA considère qu'une station spatiale occupée de manière permanente est la suite logique du programme Apollo au même titre que la navette spatiale et les missions habitées vers Mars. Mais la décrue des moyens financiers alloués à la NASA ne permet pas de financer ces trois projets. Le président américain Richard Nixon choisit de privilégier le développement de la navette spatiale. Néanmoins, Le 14 mai 1973 lancement d'une station spatiale aux objectifs limités, Skylab, est lancée par une fusée Saturn INT-21, (une Saturn V ) dont seuls les deux premiers étages sont actifs), le troisième constituant le corps de la station. La station n'est occupée que six mois. Le retard pris par le programme de la navette spatiale américaine, qui aurait pu permettre sa maintenance et la relève des équipages, ne permet pas de rehausser à temps l'orbite de la station : en 1979 la station inoccupée depuis plusieurs années, parvenue à une altitude trop basse, entame sa rentrée dans l'atmosphère terrestre et est détruite.

L’accident de la navette spatiale Columbia est un accident spatial qui eut lieu le 1er février 2003 au cours de la mission STS-107. Durant la phase de rentrée atmosphérique, la navette Columbia fut détruite au-dessus du Texas et de la Louisiane et les sept membres de l'équipage furent tués. Les principaux débris de la navette furent retrouvés le long d'un axe allant des banlieues de Dallas (comtés de Denton et de Tarrant) jusqu'à Tyler ainsi qu'en Louisiane.

La perte de Columbia est le résultat de dommages subis pendant le lancement : un morceau de mousse isolante de la taille d'un petit porte-documents s'est détaché du réservoir externe (le réservoir principal de propergol) de la navette spatiale, sous les forces aérodynamiques du lancement. Le débris a percuté l'aile gauche sur le bord d'attaque, ce qui a endommagé le bouclier thermique (Thermal Protection System (TPS)), ce qui a provoqué la désintégration du vaisseau. (Fautes a personne.. (ce n'est pas moi , c'est l'autre.. )

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du site oocbo.com

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Par Don S. Montgomery, USN (Ret.) — dodmedia.osd.mil/Assets/Still/1986/Navy/DN-SC-86-01101.JPEG, Domaine public, /commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1447981