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- Homo est en effet issu des forêts, un territoire mouvant, qui s'est déployé et rétréci au fil des réchauffements et des glaciations entre Afrique, Asie et Europe.
- Simplifié, juste pour comprendre que nous ne sommes pas nés dans les choux ou les roses, mais bien à partir de l'histoire du vivant.
En y répondant, nous allons faire un voyage dans le temps, dans l'infinité du passé !
- Les premiers êtres vivants sont apparus il y a plus de 3,8 milliards d'années.
Nous sommes là, en tant qu'espèces humaines, depuis à peu près 3 millions d'années. Il nous est donc difficile de savoir avec précision à quoi ressemblaient les premières espèces.
- La vie est une histoire pleine de rebondissements.
Des espèces apparaissent, d'autres s'éteignent, parfois il y en a beaucoup, parfois beaucoup moins. Tout cela depuis plus de 3,5 milliards d'années !
Alors que la Terre ne ressemble en rien à celle qu'on connaît aujourd'hui. Tout simplement parce que la vie n'existait pas encore. Elle a été bombardée pendant des centaines de millions d'années par des météorites, qui lui ont sans doute apporté une partie de l'eau des océans.
Mais pas de poissons, pas d'algues, pas de forêts... Que des roches partout, ou la mer. Rien d'autre.
Il y a déjà de l'air, mais il est irrespirable : le dioxygène, qui permet aux êtres vivants de respirer, est totalement absent. Et pourtant, tout est prêt pour que la vie apparaisse.
- Pour avoir de la vie, il faut énormément de composés chimiques différents.
Le souci, c'est qu'on ne sait pas trop comment les fabriquer sans la vie. Et pourtant, cela a bien dû se produire avant qu'elle apparaisse ! C'est le problème de la « soupe prébiotique » (avant la vie).
Les scientifiques ont plusieurs hypothèses pour la formation de cette « soupe ».
- Elle aurait pu se former grâce aux éclairs des orages dans l'air.
Les éclairs chaufferaient suffisamment l'air pour qu'il se transforme en composés plus complexes. Cette hypothèse est aujourd'hui discutée, car les expériences de laboratoire ne permettent pas à elles seules d'expliquer la formation de tous les composés nécessaires à la vie.
- Elle aurait pu venir... de l'espace !
C'est une hypothèse sérieuse. Juste avant que la vie apparaisse, il y a eu un bombardement important de la Terre. On s'est rendu compte que certaines météorites contenaient des composés organiques nécessaires à la chimie du vivant.
La soupe prébiotique aurait donc pu se constituer en partie grâce à ces apports.
Toutefois, une question posée par Gavin Schmidt, spécialiste du climat et directeur de l'Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA, a ouvert une autre réflexion : qu'est-ce qui nous dit que notre civilisation est la seule à avoir existé sur Terre ?
- Elle aurait pu venir... de la profondeur des océans.
Tout au fond des mers, il existe des « sources hydrothermales » : de l'eau très chaude qui jaillit du sol et qui renferme des composés chimiques capables de participer à la formation de molécules nécessaires à la vie.
- C'est cette dernière hypothèse qui est souvent étudiée par les scientifiques, puisqu'elle permet aussi de répondre à la seconde question : où la vie est-elle apparue ?
La forêt devient pour nos ancêtres un abri et un garde-manger, mais aussi une véritable « matrice ».
C'est dans cet environnement que sont apparus certains traits communs aux singes hominoïdes de la planète, y compris ceux qui ne grimpent plus qu'occasionnellement aux arbres, comme les humains.
Ces traits nous distinguent des autres mammifères, fossiles ou actuels : une face relativement aplatie, un nez moins proéminent, un regard frontal et une dentition adaptée à une alimentation variée.
Ces caractéristiques sont également le fruit d'une très longue évolution commencée dans des environnements forestiers il y a des dizaines de millions d'années.
- Ses ancêtres humanoïdes, contrairement à leurs cousins cercopithécoïdes, perdent peu à peu leur museau.
Chez des primates anciens comme Aegyptopithecus, vieux d'environ 30 millions d'années, les orbites sont déjà orientées vers l'avant. Les yeux, qui étaient placés de chaque côté de la tête chez des ancêtres plus anciens, évoluent progressivement vers une vision frontale.
*(1) Les Cercopithécoïdes sont les singes à queue de l'Ancien Monde.
Ils sont notamment caractérisés par leur dentition et leur organisation sociale très différentes de celles des hominoïdes.
*(2) Aegyptopithecus
Aegyptopithecus, que l'on appelle aussi « singe de l'aube », est un genre fossile de primates simiiformes de l'Oligocène. Sa seule espèce connue, Aegyptopithecus zeuxis, vivait en Égypte il y a environ 30 millions d'années, dans ce qui était alors une forêt tropicale chaude et humide.
- Il y a 40 millions d'années, nos ancêtres disposent déjà d'une dentition permettant d'inciser, de trancher, de mastiquer et de broyer.
Leur denture s'est adaptée à la diversité de nourriture disponible dans la canopée et la forêt : feuilles, fruits, graines, champignons, insectes, miel, œufs, oisillons, petits mammifères ou reptiles.
Image : référence ancienne indiquée dans la page OOCBO.
- Des millions d'années plus tard, les premiers hominoïdes, tels que Proconsul,
perdent leur queue, développent progressivement un cerveau plus important et forment une branche qui aboutira à notre lignée.
- La vie arboricole de nos lointains ancêtres a probablement joué un rôle dans l'évolution de certaines caractéristiques de notre corps.
La bipédie humaine ne serait cependant pas apparue simplement parce que nos ancêtres auraient dû, un beau jour, parcourir des plaines asséchées.
- La capacité à marcher sur deux pattes a une histoire beaucoup plus ancienne et complexe.
Lorsque certaines populations d'hominines se sont trouvées confrontées à des milieux nécessitant de se déplacer d'un habitat arboré à un autre, elles possédaient déjà certaines aptitudes favorisant la bipédie.
Des formes de bipédie existaient probablement chez des hominoïdes bien avant l'apparition du genre Homo. Cette évolution s'est poursuivie pendant des millions d'années.
- La structure de l'encéphale de ces grands singes était importante dans le contrôle moteur et dans certaines fonctions cognitives.
Le cerveau joue également un rôle dans l'attention, la communication, les émotions et les relations avec les autres.
La marche bipède mettra encore plusieurs millions d'années à s'installer dans notre lignée, et cette évolution aura notamment lieu en Afrique, dans des environnements où les forêts régressaient progressivement.
- Il y a environ 4,2 millions d'années, certains australopithèques se déplaçaient déjà avec une forme de bipédie, encore différente de celle de l'être humain actuel.
Plus tard, les représentants du genre Homo développeront une marche beaucoup plus efficace et pourront parcourir de grandes distances.
- Réapprendre notre préhistoire pour protéger la forêt, pour le meilleur et pour le pire.
- Le lien s'est brisé.
La forêt est devenue pour une partie de l'humanité une simple ressource, sans toujours considérer ceux qui y vivent encore.
Elle reste pourtant une régulatrice du climat et un trésor de biodiversité. Il faut également apprendre à mieux connaître les risques liés aux interactions entre humains, animaux sauvages et agents infectieux.
Il nous faut peut-être réapprendre notre préhistoire et inventer un destin commun et durable avec les derniers habitants de la forêt.
Cette page est tirée de textes de Sciences et Avenir et parfois simplifiés pour OOCBO. et IA
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