Nom scientifique :
Ardea cinerea
Famille :
Ardéidés
Taille :
90 à 185 cm. Il atteint en général 98 cm de hauteur.
Poids :
1 600 à 2 000 g
Âge maximum :
25 ans.
Photos Roland - oocbo.com
Le héron cendré est un grand échassier solitaire
Avec un plumage à dominance grise, un cou blanc et une poitrine tachetée de noir,
une tête blanche avec des lignes noires s'étirant de l'aile à l'arrière du cou.
Son bec, en forme de poignard, et ses pattes sont jaunes.
Lorsqu'il est jeune, son apparence est plus terne, avec les motifs de la tête moins marqués.
En vol, les ailes sont très amples, le cou replié et les longues pattes pendantes.
En dehors de la période de nidification, il se perche communément dans de grands arbres
le long des étangs. Il fréquente tous les milieux humides et peu profonds.
Le héron est une espèce très commune maintenant. Sa population n'a pas diminué, malgré la mortalité importante des jeunes au nid ou après l'envol. Les vagues de froid causent quelquefois des pertes sévères chez les adultes. Cette vulnérabilité est compensée par la longévité de ces oiseaux.
Le nid et la vie du héron
Le héron construit un très grand nid avec des rameaux secs, des branches et des laîches.
Il nidifie en grandes colonies, très proches les unes des autres,
souvent même sur un seul arbre.
Apparemment lent, il peut tout de même atteindre 45 kilomètres à l'heure.
C'est un migrateur partiel qui ne se déplace généralement pas au-delà de
500 kilomètres. Le héron a un territoire peu étendu.
Certains sujets demeurent même sédentaires.
Ici, bébé héron à 4 m de haut ! Oui, j'ai grimpé sur un autre arbre pour cette photo.
Les héronnières
Les héronnières sont des établissements permanents, réoccupés chaque année.
Dans le Kent, en Angleterre, une héronnière encore occupée en 1994
était déjà mentionnée en 1293 !
Les nids sont tous les ans rechargés et peuvent donc devenir imposants.
Les moineaux, les étourneaux et quelques autres passereaux
s'installent volontiers en sous-locataires dans ces structures.
Elles ne sont jamais très éloignées de l'eau ou de zones humides,
bien que ces grands oiseaux puissent avoir un rayon d'action de plus de
15 km à partir de la héronnière.
Un bébé héron à 20 m de hauteur.
Photos RV et Roland.
La nidification
La nidification débute tôt dans la saison, à partir de février,
et se poursuit jusqu'en juillet.
C'est le mâle qui choisit l'endroit où seront pondus les œufs.
La couvée compte généralement de 4 à 5 œufs bleu clair.
Les deux parents se relaient
pendant les 25 jours d'incubation.
Le premier envol des juvéniles intervient environ 50 jours après l'éclosion.
L'émancipation des petits est rapide puisqu'environ trois semaines après l'envol,
ils doivent être capables de se débrouiller seuls.
La mue postnuptiale des adultes, complète, commence avant l'envol des jeunes, de juin à novembre. La mue post-juvénile est partielle et très variable dans le temps, entre septembre et février (Cramp & Simmons, 1977).
La croissance des jeunes
Un poussin pèse 30 à 42 grammes à la naissance.
À raison d'une ration quotidienne de 150 à 300 grammes suivant la période
de l'élevage, le héron atteint rapidement un poids proche de celui de l'adulte,
soit environ 2 kg au maximum.
Les parents chassent dans un rayon important autour de la colonie,
tout en s'alimentant de nuit comme de jour.
Les petits apprennent tôt la patience, car quatre à sept heures peuvent
s'écouler entre deux nourrissages.
Les hérons prennent en moyenne une semaine pour construire leur nid,
quatre semaines pour couver leurs œufs et huit semaines supplémentaires
pour élever leurs jeunes, soit environ treize semaines d'occupation.
Protection et habitat
Le héron n'a guère d'ennemis et il est protégé depuis 1974.
Il est même capable de vivre dans les plans d'eau des grandes étendues urbaines
et peut ainsi être vu en plein Paris ou à Nantes sur les bords de l'Erdre.
Il n'est pas rare de le voir déambuler parmi les automobiles.
Volontiers isolés pour capturer leurs proies, les hérons cendrés sont néanmoins
des oiseaux très sociables. Ils nichent de préférence en colonies souvent importantes
dans la cime de grands arbres, surtout feuillus, mais d'essences diverses.
Une seule couvée par an
Le héron cendré ne fait généralement qu'une couvée par an, sauf parfois en cas d'échec.
L'alimentation du héron cendré
Le héron cendré se nourrit le plus souvent de poissons, mais il n'est pas exclusivement ichtyophage. Son régime alimentaire est également composé de batraciens, de reptiles, de crustacés, de petits mammifères (musaraignes d'eau, campagnols, mulots, rats), d'oiseaux et même de végétaux comme les bourgeons. Il ne néglige pas non plus les insectes et les mollusques terrestres et aquatiques. Il peut digérer les arêtes, mais il n'en est pas de même pour les poils de rongeurs qu'il rejette sous forme de pelotes.
Quand il chasse, il peut demeurer longtemps immobile, le cou dressé, en attendant le passage de sa proie. Lorsqu'elle passe à portée de son bec, il s'en saisit rapidement en projetant vers l'avant la partie supérieure de son cou.
Le héron en hiver
À notre population locale, en majeure partie sédentaire, s'ajoutent en hiver de nombreux individus ayant fui les climats plus froids du Centre et du Nord de l'Europe : Allemagne, Pologne, Danemark, Estonie, Suède. On peut alors observer sur les étangs du Saulnois de grands rassemblements qui ressemblent à des troupes de vigiles en cantonnement, mais sans leur allure martiale. Les hérons n'ont pas beaucoup de prédateurs et leur bec constitue une arme redoutable.
Photos
Ci-dessous, photos trouvées sur Internet.
Photos d'un photographe : Philippe Photographie
Mes photos de hérons
Sources : Wikipedia, quelq
ues sites et quelques livres.
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