Vénus Lorsqu'elle est au plus proche de notre Terre, Vénus se situe à environ 45 millions de kilomètres de la Terre, contre le double pour Mars. C'est pour cette raison que de nombreuses sondes y sont envoyées chaque année, bien plus que sur Mars. Un voyage serait donc entre 30% et 50% plus court que vers la planète rouge, et moins couteux.

Seulement voila, Il est très difficile d'atterrir sur Venus, L'effet de serre sur Vénus est tellement puissant que sa surface monte à plus 450°C. Difficile donc de s'y installer.  Vient ensuite la pression atmosphérique. Sur Vénus, la pression est telle qu'y atterrir reviendrait à plonger à plus d' un kilomètre sous l'eau. Pression que  même les sous-marins militaires ne peuvent résister à cette pression. En effet, toutes les sondes envoyées sur Vénus ont implosées  quelques heures après leur arrivée.
Le premier vaisseau spatial à visiter Vénus fut Mariner 2 en 1962, Elle fut visitée plus tard par beaucoup d'autres (plus de 20 au total), incluant "Pioneer Venus" et la sonde Russes "Venera 7" (la première à atterrir sur une autre planète), et "Venera  9" laquelle a fourni les premières photographies de la surface. La sonde spatiale orbital américaine "Magellan" produit des cartes détaillées de la surface de Vénus en utilisant un radar.

- Les Sondes parties à la conquête de Vénus -     (2019)

VENERA 1, (survol)  premier vaisseau spatial Soviétiques, pour Vénus. Cette sonde mesure 2 mètres de haut et pèse 643,5 Kg. Elle est composée d'un corps cylindrique sur lequel est élevée une antenne de 2 mètres pour diffuser des informations. Elle contient un magnétomètre, des pièges d'ions, des détecteurs de micrométéorites, et un capteur de rayonnement cosmique. Vénéra 1 a été lancée le 12 février 1961 à 2 h 09 TU. Malheureusement, 7 jours plus tard, le contact avec la sonde est détruit. Vénéra 1 se trouve alors à 2 millions de kilomètres de la Terre. La sonde est perdue et passe à 100000 Km de Vénus.

 Le programme Venera (russe : Венера, qui signifie « Vénus ») est une suite de missions spatiales automatiques développées par l'Union soviétique dans les années 1960 et 1970 pour étudier la planète Vénus. Au début de l'exploration spatiale, les caractéristiques de la planète sont pratiquement inconnues. Lanceurs employés  Monia.       

 (ici à droitel e bloc avec sa sonde spatial)

Le programme Venera est lancé dans le cadre de la Course à l'espace qui oppose l'Union soviétique aux États-Unis et constitue un enjeu autant politique que scientifique. Les sondes spatiales du programme Venera vont progressivement dévoiler la structure de l'atmosphère et certaines caractéristiques du sol vénusien. Le programme constitue le plus grand succès de l'astronautique soviétique dans le domaine de l'exploration du système solaire.

Mariner 2 (Américain) a été le premier vaisseau spatial interplanétaire réussi au monde. Lancé le 27 août 1962 sur une fusée Atlas-Agena, le Mariner 2 est passé à environ 34 000 kilomètres de Vénus, renvoyant de nouvelles informations précieuses sur l’espace interplanétaire et l’atmosphère vénusienne. Mariner 2 a enregistré la température de la planète pour la première fois, révélant ainsi son atmosphère très chaude d'environ 500 degrés Celsius

La sonde Vénéra 2 (survol)  a été lancée le 12 novembre 1965 avec à son bord des instruments scientifiques. Le vaisseau spatial qui pesait 963 Kg est passé à 2400 Km de Vénus.  Il a cessé de fonctionner avant  d'avoir  pu envoyer ses données.

VENERA 3 (sonde atmosphérique): La sonde Vénéra 3 a été lancée le 16 novembre 1965. Pesant 960 Kg, Vénéra 3 devait se poser sur Vénus. Elle avait à son bord un système de communication et divers instruments scientifiques. Là aussi, la communication a échoué et aucune donnée n'a pu être envoyé vers la Terre.     ici Venera 2 et 3 a droite.

 VENERA, 4 (Sonde atmosphérique): La sonde Vénéra 4 a été lancée le 12  juin 1967. Le vaisseau spatial, plus sophistiqué, a réussi. Enfin ! Il libère alors la sonde d'atterrissage. Cette dernière, protégée par un bouclier thermique, traverse l'atmosphère en effectuant des mesures. Elle nous apprend ainsi que la pression atmosphérique est 22 fois plus forte que sur la Terre et qu'elle est composée de 95% de CO2. La sonde, écrasée par la pression est détruite à 24,96 Km du sole.   

 Ici,au dessus capsule atterrisseur Venera 4 

VENERA 5  (Sonde atmosphérique): Vénéra 5 a été lancée le 5 janvier 1969. Bien que pesant 24 Kg de plus que la précédente (1130 Kg au lieu de 1106 Kg), Vénéra 5 lui ressemble beaucoup. Un détail a cependant changé : les parachutes du module d'atterrissage sont plus petits pour lui permettre de descendre plus vite. La chute a duré 53 minutes mais le module n'a pas réussi à atteindre le sol.

 

 

VENERA 6 (Sonde atmosphérique)  a été une mission strictement identique à Vénéra 5 : elle a ét é lancée le 10 janvier 1969 avec à son bord pleins d'instruments scientifiques. La descente a duré 51 minutes mais là encore le module n'a pas pu toucher le sol.

VENERA 7 (Atterrisseur): Lancée le 17 août 1970. Venera 7. Le 15 décembre 1970, Sa capsule d'atterrissage a été larguée sur Vénus. Freinée par des parachutes, la sonde a, cette fois-ci, touché le sol. Durant 23 minutes, elle a ainsi pu envoyer des signaux (très faibles) vers la Terre.

VENERA 8 (Atterrisseur): Vénéra 8 a été lancée le 27 mars 1972. Après 117 jours de voyage vers Vénus, une capsule a été larguée. Cette dernière a réduit sa vitesse de 41700 Km/h à 900 Km/h. Pour qu'elle puisse se poser sur le sol sans dégât, un parachute de 2,5 mètres de diamètre a été ouvert à 60 Km du sol et un système de réfrigération a été utilisé pour refroidir les composants.

VENERA 9 (Orbiteur, Atterrisseur): Lancée le 8 juin 1975, la sonde Vénéra 9 se pose sur Vénus le 22 octobre de la même année. La descente s'est bien passée grâce entre autre au déploiement de trois parachutes. Vénéra 9 est la première d'une nouvelle série de sondes. Avec un poids quatre fois plus important que les modèles précédents (presque 500 Kg). Vénéra 9 a apporté de nombreux résultats : des nuages d'une quarantaine de kilomètres d'épaisseur à 30 Km d'altitude, une atmosphère composée de HCl, de Brome, d'Iode, une pression de 90 atmosphères terrestres, une température de 485°C, .

VENERA 10  (Orbiteur, Atterrisseur) a été lancée le 14 juin 1975. Le module de descente, qui a été largué le 25 octobre, s'est posé à 2200 Km de Vénéra 9. Durant la descente, la sonde a pris des mesures:

 

 


Altitude Pression(Terre = 1) Température(en °C)
42 3,3 158
15 37 363
0 92 465

VENERA 11et 12 (Survol et atterrisseur): Lancée le 9 septembre 1978, VENERA 11 s'est posée sur Vénus le 25 décembre. Sa durée de vie s'est allongée et de nouvelles découvertes ont été faites : un grand nombre d'impulsions radio ont été enregistrées. Cela montre la présence d'éclairs et de tonnerres avec des vents violents dans les couches nuageuses.

VENERA 12, Lancée le 14 septembre 1978, Vénéra 12 s'est posée sur Vénus le 19 décembre. La mission et les découvertes sont sensiblement identiques à Vénéra 11.

Pour assurer le succès des atterrisseurs suivants, les Soviétiques les blindent littéralement (avec en plus des systèmes de circulation de fluide pour refroidir et retarder l’inévitable destruction). Ainsi, Venera 9 survit 53 minutes ; Venera 10, 65 minutes ; Venera 11, 95 minutes ; Venera 12, 110 minutes.
VENERA 13 et 14, (Survol et atterrisseur.  Leur conception est quasi identique, avec une masse au décollage respective de 4 397 et 4 394 kg. Les deux atterrisseurs de 760 kg chacun emportent 17 instruments différents, dont un système de caméras, des thermomètres et baromètres, un spectromètre de masse, un radio/sismomètre, un photomètre ultraviolet, etc.

Lancée le 30 octobre1981, Vénéra 13 a traversé l'atmosphère de Vénus le 1er mars 1982. Une fois au sol, les premières photos en couleurs du sinistre paysage vénusien ont été prises. Au même moment, un robot mécanique prélève un échantillon du sol et l'analyse dans une petite pièce hermétiquement fermée qui indique la présence de basalte avec une concentration élevée de potassium

Lancée le 4 novembre 1981, Vénéra 14 se pose sur Vénus le 5 mars 1982 à 950 Km de Vénéra 13. La sonde envoie à la Terre les images d'un panorama vénusien. Suite à une analyse semblable à celle faite par Vénéra 13, Vénéra 14 trouvent des roches basaltiques semblables à celles trouvées sur les fonds marins terrestres.

Après un voyage de quatre mois, les deux atterrisseurs se posent les 1er et 5 mars 1982, après le déploiement d’un parachute jusqu’à environ 50 km d'altitude, puis un aérofreinage final. Venera 13 atterrit à 950 km au nord de son jumeau, à l’est d’une région appelée Phoebe Regio, une zone de plaines.

 Les deux engins analysent pour la première fois la composition chimique du sol, grâce notamment au spectromètre à rayon X. L’échantillon recueilli dans une boîte fermée hermétiquement (à une température de 30°C avec une pression de 0,05 atmosphère) révèle un sol de type basaltique. Les sismographes étudient les mouvements de surface. Quant aux caméras, elles réalisent les premiers clichés panoramiques en couleur de Vénus à l’aide de filtres clairs et colorés, avec une résolution plus élevée que les sondes précédentes.

Les vaisseaux porteurs, en orbite, relayent les informations obtenues par les deux atterrisseurs ont survécu 127 minutes pour Venera 13, et 57 minutes pour Venera 14.

VENERA 15 et 16 (orbiteurs): Lancée respectivement le 2 juin 1983 et le 7 juin, les deux sondes se mettent en orbite autour de Vénus quelques mois plus tard. A l'aide d'un radar de 6 mètres de long sur 1,4 m de large, Vénéra 15 et 16 analysent la morphologie de la planète avec une résolution de 2 Km. Avec un débit de 100 Kbit/s, le relief et des variations de température de la planète ont été transmis à la Terre

les Soviétiques lanceront en 1983 Venera 15 et 16, des sondes orbitales équipées de radar (cartographiant environ 25 % de la planète), puis en 1984 Vega 1 et 2 qui, avant de rejoindre la comète de Halley, larguent des atterrisseurs, plus des ballons français dans la haute atmosphère vénusienne.  Le programme Venera a été « un beau progrès technique », avec des résultats scientifiques plus ou moins importants. Jusqu’à ce jour, seuls les Soviétiques ont réussi l’exploit d’atterrir sur Vénus…

Une fois en orbite, leur mission dura 8 mois. Plus de 100 millions de km², soit un quart de la surface, ont été analysés.

  du site.

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 Chronologie de l'exploration spatiale — Wikipédia
 http://www.air-cosmos.com/il-y-a-35-ans-les-sondes-sovietiques-venera-13-et-14-a-l-assaut-de-venus-90853